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Mes 3 façons de cultiver la solidarité dans le couple

La vie de parents alterne périodes de sérénité, de fluidité, de joie, et phases de fatigue, de relations difficiles avec un enfant ou de soucis personnels. Les crises facilitent les désaccords de couple, alors que c’est justement là qu’on a le plus besoin du soutien de l’autre ! Voici mes 3 habitudes pour ne pas laisser la distance s’installer.

Pour être solidaires en couple il faut s'écouter, savoir demander de l'aide, proposer son aide, répartir équitablement les tâches domestiques et parentales.

Monsieur ou Madame est dans un trou…

La solidarité est un bien grand mot, mais qu’est-ce que ça veut dire au quotidien avec son conjoint ? (qu’il soit père ou beau-père des enfants ?). Voici quelques situations qu’elle m’évoque :

  • quand l’un(e) n’est pas bien, l’autre prend un temps pour le soutenir, par des paroles, des câlins
  • quand l’un(e) reçoit des paroles blessantes – par exemple de la part des enfants, de la famille – l’autre exprime son désaccord
  • quand l’un(e) est surchargé(e), l’autre prend des tâches à sa place
  • quand l’un(e) est en difficulté voire en échec – par exemple avec un enfant – l’autre intervient pour renforcer son action ou apaiser la situation
  • quand l’un(e) a besoin ou envie de s’absenter, l’autre prend le relais à la maison

Bien sûr, tout cela dans les deux sens 😉 Voyez-vous d’autres cas concrets où on peut être solidaires ? Partagez-les en commentaires en bas de cet article ! Pour conclure, voici une image qui me parle :

La solidarité, c’est que quand l’un(e) est dans un trou, l’autre lui tend la main pour l’aider à sortir (plutôt que l’enfoncer encore plus au fond)

Solidarité et partage des tâches sont-ils contradictoires ?

Un partage équitable des tâches domestiques et parentales est un signe de solidarité dans son couple. Aucun ne laisse à l’autre la charge de la quasi-totalité de la gestion du foyer. Chacun est attentif à ce que l’autre ait du temps pour s’investir dans des activités, professionnelles ou non, pour passer du temps avec ceux qu’il/elle aime, pour se reposer…

Pour autant, une répartition des tâches par type de tâche et/ou jour de la semaine est susceptible de créer une séparation étanche entre chacun. Chacun son domaine (il gère les courses/elle gère le linge ; il fait le jardin/elle fait le ménage…). Chacun ses jours (il s’occupe des enfants le lundi et jeudi soir pendant qu’elle va nager/elle s’occupe des enfants le mercredi pendant qu’il va travailler...).

N’ayant plus “vue” sur le territoire de l’autre – voire étant incompétent(e) en ce domaine – il est moins facile de comprendre ce qu’il vit, et moins pratique de l’aider. La solidarité n’est donc pas seulement une affaire d’organisation, c’est avant tout un état d’esprit. Je vous invite plutôt à la cultiver à travers 3 habitudes, 3 comportements que vous pourrez intégrer à votre vie de couple.

1. Prendre un temps quotidien pour s’écouter

En couple, les postures de supériorité et d’infériorité entretiennent les tensions. Il est fondamental de communiquer d’égal à égal avec son partenaire.

Pour soulager l’autre, autant faut-il savoir ce qu’il vit, ce qu’il ressent. Il faut “brancher ses récepteurs”. Pour cela, rien de mieux qu’une écoute active (c’est-à-dire “prendre la température” sans critiquer ni conseiller). Idéalement, à faire chaque jour où vous vous voyez, même 2 minutes !

Étant écouté, l’autre va peut-être confier ses difficultés, sa tristesse ou sa colère face à ce qu’il vit, en tant que parent ou pas. Suivant ce qui émerge dans cet échange, cela peut être l’occasion de le soutenir moralement ou de lui proposer une aide concrète, voire de faire un changement dans votre organisation.

Vous n’êtes pas toujours d’accord sur l’éducation des enfants ? Découvrez 10 erreurs à éviter et des conseils concrets dans Couple : mettez fin aux disputes sur l’éducation avec les 3 “V”

2. Savoir demander de l’aide, savoir proposer de l’aide

Avant j’avais une sorte de fierté à vouloir tout réussir toute seule, à être forte et indépendante, à abattre le plus de travail possible.

Disons que c’était comme ça que j’avais été formatée, enfant. Du coup je pouvais – et ça m’arrive encore ! – galérer pendant des heures, des jours sur un obstacle, ou une surcharge de travail, sans le dire à personne.

Avant j’avais une sorte de fierté à vouloir tout réussir toute seule, à être forte et indépendante, à abattre le plus de travail possible.J’ai donc appris à demander de l’aide.

Je me suis rendu compte que souvent l’autre n’avait absolument pas idée que j’avais besoin d’aide. Et aussi, que je n’étais pas bonne en tout ni superwoman, et que ça me facilitait bien la vie de faire à deux, que je n’avais rien à y perdre.

J’ai donc appris à demander de l’aide, adulte, notamment avec mon conjoint. Réalisant qu’une personne en difficulté ne demande pas forcément de l’aide, je me suis mise à proposer mon aide, au cas où 😉

Vous avez tendance à en faire beaucoup à la maison ? Précipitez-vous sur mon article Pourquoi vous avez tout intérêt à être paresseux à la maison !

La communication dans le couple sur l’entraide est assez subtile, c’est un équilibre à trouver.

Voici quelques conseils concrets :

  • si l’autre refuse votre aide, ne l’imposez pas
  • soyez tolérante sur la façon dont l’autre vous aide (moment, méthode…)
  • ne soyez pas susceptible s’il vous propose de l’aide : c’est plutôt une marque d’amour
  • ne vous empêchez pas de proposer votre aide sur un domaine que vous ne connaissez pas : vous pouvez être aidante sans être experte
  • acceptez parfois de vous interrompre voire de renoncer à une activité pour aider votre conjoint : il le fera aussi
  • évitez de tomber dans le marchandage de services (“je le fais seulement si tu me fais ça en échange”)

L’entraide, c’est dans tous les domaines de la vie : éducation des enfants, tâches domestiques, finances, vie professionnelle… Votre rôle de maman sera beaucoup plus facile si l’entraide règne dans votre couple au quotidien.

Et vous, demandez-vous facilement de l’aide ? Proposez-vous spontanément votre aide ? Partagez en commentaires !

3. Construire des choses ensemble

Comment cultiver la solidarite dans le couple ? S'entraider quand on est parents. Avoir des projets communs de maison, voyage, travailler en couple.

Cette 3ème habitude consiste à mener des projets en couple. Imaginer, concevoir, réaliser ensemble jusqu’au résultat final – en passant par toutes les embûches possibles 😉 Cela apprend à coopérer, à mieux communiquer, à mieux se connaître, à surmonter des difficultés ensemble, à reconnaître ses qualités respectives. Traverser ces expériences renforce la solidarité dans la relation.

Pour ma part nous rénovons des pièces de la maison ensemble. Notamment une salle de bains et une cuisine, qui nous ont donné du fil à retordre. C’est nous sur la photo ci-dessus, en plein ponçage !

Si vous n’êtes pas bricoleuse, ces projets peuvent être un voyage sur-mesure, de la décoration, un jardin paysager, un challenge sportif, un projet professionnel ou associatif en commun…

Être solidaire, un état d’esprit fragile à entretenir

La solidarité peut être fragilisée par les événements de la vie : un nouveau bébé, un changement professionnel (arrêt de travail, nouveau poste…), un passage dépressif, une difficulté financière…

Il est donc important d’y être attentive, sans quoi la distance et le “chacun pour soi” peuvent s’installer sur la durée. Ce n’est bon ni pour soi, ni pour l’autre, ni pour les enfants.

Moi, je me sens bien quand j’ai le sentiment que les charges familiales sont équilibrées de façon juste, et que si j’ai besoin d’aide je la recevrai.

Moi, je me sens bien quand j’ai le sentiment que les charges familiales sont équilibrées de façon juste, et que si j’ai besoin d’aide je la recevrai. Alors, je suis carrément plus encline à proposer mon aide et faire des efforts pour l’autre 😉

Cela dit, j’accepte aussi que mon conjoint ne peut pas toujours m’aider. Alors plutôt que lui en vouloir, je regroupe toutes mes forces ou je fais appel à une autre personne.

Et vous, êtes-vous solidaires en couple ? Sinon qu’est-ce qui “bloque” ?

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