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Enfant-roi : sortons des conseils bidon et des débats stériles !

Article 1/3. Vous ne supportez pas les “enfants-rois” des autres ? Vous avez peur que votre enfant devienne lui aussi un “enfant-roi” ? Au contraire, vous trouvez qu’il est normal d’être à son service ? Après avoir fait le tri dans les conseils bidon et autres débats stériles, je vous dis clairement de quel problème familial on parle.

Vous avez peur que votre enfant devienne lui aussi un “enfant-roi” ? Je fais le tri dans les conseils bidon et autres débats stériles. Quel problème familial.

Le terme “enfant-roi” fait le buzz dans les médias depuis plusieurs années. Malheureusement, la majorité des articles et émissions véhiculent les mêmes conseils abstraits. On se retrouve coincé dans un débat théorique, où il faudrait être soit pour, soit contre (les punitions, le coin, les récompenses…).

L’éducation des enfants étant un sujet “à fort potentiel d’audience”, certains en profitent pour promouvoir une idéologie ou vendre leurs livres. Commençons d’abord par faire le tri.

Oubliez ces 4 poncifs sur l'”enfant-roi” relayés par les médias ou par vos proches

Il y a des phrases toutes-faites qui reviennent comme une litanie dans la bouche de nos proches et des médias, quand on aborde le sujet de l’éducation. C’est souvent quand ils sont à court d’arguments d’ailleurs !

  • “Il faut leur mettre des limites” : de limites de quoi ? sur quoi ? Quelle phrase vide de sens quand on y réfléchit un peu…
  • “Il faut leur apprendre la frustration” : ah bon ? Il faudrait fabriquer une génération de frustrés ?! Moi je veux apprendre à mon enfant à jouir des plaisirs de la vie 😀
  • “Il faut leur apprendre que la vie n’est pas toujours drôle / que la vie est dure” : super, il va avoir vachement envie de grandir avec ça en perspective !
  • “Il faut qu’ils comprennent que ce n’est pas eux qui commandent” : j’espère bien que mon enfant sera maître de sa vie d’adulte. Pour cela, la meilleure façon est qu’il le devienne progressivement.

Il faut leur mettre des limites. Il faut leur apprendre la frustration. Il faut leur apprendre que la vie n’est pas toujours drôle. que ce n’est pas eux qui commandent

Entre sous-entendus, amalgames et esprit rabat-joie, ces poncifs ne nous aident pas et entretiennent le doute. Ne laissez pas ces petites voix dicter l’éducation que vous donnez à vos enfants !

Tenez-vous à l’écart des débats idéologiques

À la base, la notion d'”enfant-roi” peut qualifier un dysfonctionnement réel que vivent certaines familles. Le problème c’est que ce thème est repris à l’envi par ceux qui prônent un maintien de l’éducation “à la verticale” : les enfants doivent se soumettre aux parents, sous peine de punition.

Pour savoir pourquoi je suis opposée à la soumission des enfants et pour apprendre à faire autrement, rendez-vous sur mon Défi Flash #1 : Ne pas donner d’ordre à son enfant.

Ces conservateurs cherchent à décrédibiliser les personnes et associations qui promeuvent la bienveillance envers les enfants, notamment en les caricaturant. Ils cherchent à faire peur aux Français en prédisant la généralisation des “enfants-rois”.

Leur discours : “Imaginez une société où les enfants feraient ce qu’ils voudraient, et continueraient une fois adultes. Ce serait le chaos !” Je pense surtout que c’est eux qui ont peur de perdre leur position de supériorité et leur contrôle sur les futurs adultes, en famille mais aussi à l’école.

Cette émission des “Terriens du dimanche” reflète assez bien l’ambiance dont je parle : https://polony.tv/rencontres/education-bienveillante-le-mythe-du-parent-parfa

Si votre but est le bien-être de votre famille, je vous invite à éteindre ce type de médias et concentrer votre énergie sur :

  • acquérir de la connaissance scientifique sur le développement de l’enfant
  • connaître votre enfant
  • faire des choix éducatifs sur les situations concrètes que vous rencontrez

C’est bien de cela qu’on parle dans cette série d’articles !

“Enfant-roi” : de quel déséquilibre familial parle-t-on, concrètement ?

La famille est un groupe de personnes, adulte(s) et enfant(s). Comme dans tout groupe, chacun a sa personnalité et son vécu. Bien que chacun ait son libre arbitre, il est aussi influencé par les autres. Ce système peut être sain si chacun a une place et que ses besoins sont comblés, mais des mécanismes malsains peuvent s’installer.

Par exemple, l’un des membres va devenir tout-puissant, au détriment des autres. Petit à petit, il va prendre les décisions pour le groupe, et dominer les autres membres de la famille, par diverses techniques : dévalorisation, manipulation, insultes, violence physique, auto-victimisation…

Par exemple, voici 2 archétypes :

  • le “père-roi” : un père tout-puissant, voire violent, auxquels sa femme et ses enfants se soumettent. Ce schéma était autrefois soutenu par la loi.
  • la “mère-reine” : une mère de famille qui régente toute la vie de famille, ne partage pas son savoir-faire sur la gestion de la maison et traite son mari comme un enfant.

“Enfant-roi” : de quel déséquilibre familial parle-t-on, concrètement ? l’un des membres va devenir tout-puissant, au détriment des autres. Père-roi, Mère-reine

Si l’on revient au scénario de l'”enfant-roi”, il y aura en effet des périodes où l’un de vos enfants tentera d’être tout-puissant. La plupart des enfants passent par une telle phase entre 2 et 5 ans. Ils font la découverte douloureuse que les autres ne leur obéissent pas comme des marionnettes, et qu’ils ne peuvent pas toujours satisfaire leurs désirs tout de suite.

Ces “tentatives de prise de pouvoir” peuvent aussi avoir lieu plus tard, au gré d’un événement familial (une naissance, la séparation des parents…) ou d’une phase de développement telle l’adolescence.

Quand un roi s’installe, les parents doivent résister et ne pas lui mentir

L’émergence d’un roi est un glissement qui s’installe insidieusement. On laisse faire ceci, on cède sur cela, puis l’engrenage commence et il est de plus en plus dur de revenir en arrière. Les parents devront non seulement s’en rendre compte, mais faire preuve d’une grande résistance.

Le rôle de “vigilant protecteur” des parents est fondamental pour préserver leur bien-être et celui des frères et soeurs. La famille doit rester un lieu sécurisant et épanouissant pour tous.

Sinon, quel mensonge terrible ferait-on croire à son enfant ! On peut…

  • ne pas respecter les autres ?
  • imposer ses choix à un groupe auquel on appartient ?
  • ne jamais recevoir de réponse négative d’une autre personne ?
  • avoir tout ce qu’on désire tout de suite ?

Au fur et à mesure qu’il aura des expériences hors de la maison, adolescent puis adulte, il découvrira que ce n’est pas vraiIl en souffrira dans ses relations, dans la réalisation de ses projets de vie. Il devra changer intérieurement pour aller mieux, peut-être via une psychothérapie. S’il n’y arrive pas, il pourra devenir violent avec son entourage (conjoint.e, enfants, collègues), pour obtenir leur soumission.

L’émergence d’un enfant-roi insidieusement. Le rôle de “vigilant protecteur” des parents est fondamental pour préserver leur bien-être. Quel mensonge terrible

Résister, c’est ne pas donner les pleins-pouvoirs à un enfant, tout en le laissant s’exprimer, en lui offrant suffisamment de liberté et d’autonomie. Ainsi on l’aide à exister au sein de la famille. Pas facile !

Cette première partie est finie… partagez vos réactions et expériences en commentaires !

Lire la suite de la série :

  • dans l’article 2, je vous ai concocté un TEST pour situer le “parent-serviteur” que vous êtes (ou pas 😉 )
  • dans l’article 3, je vous donne des clés concrètes pour aimer et faire grandir votre enfant, sans pour autant être son serviteur.

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